Comment ISIS cible les femmes
De nombreuses raisons conduisent les femmes à se joindre à l'État islamique. Je vise à identifier les trois principales tactiques qui font que l'état islamique réussit à attirer les jeunes femmes.
Deux de ces tactiques sont sexistes : atteindre les femmes et les hommes, alors que la troisième cible directement les femmes.
Le premier est le récit de l'aventure de jeunes qui disent que l'adhésion à l'état islamique est l'occasion de faire partie d'une utopie musulmane.
En second lieu, il se positionne comme une résistance contre l'urbanisation, la modernisation et les valeurs occidentales. Il y a la croyance que la seule façon d'être un musulman pur est de vivre sous la domination de la charia, qui est praticable uniquement dans l'État islamique.
Le point clé ici, est que le fait d'intégrer le Califat est perçu comme une obligation religieuse.
A côté de cela, il est très important d'examiner comment la croissance de l'islamophobie ne fait qu'alimenter ce récit. Il construit une séparation exagérée entre les valeurs occidentales de celles du monde islamique, ce qui rend l'idée de coexistence encore plus difficile. Cela renforce la conviction que la seule véritable façon de pratiquer l'islam est dans le califat. Enfin, et le plus intéressant, ce sont les les histoires de romance, qui tentent certaines à devenir femmes de djihadistes.
L'outil clé de l'État islamique est l'utilisation des médias sociaux, ce qui maintient les combattants sur le terrain en Syrie en conversation directe avec les jeunes femmes musulmanes dans le monde entier.
Par exemple, Amira était en conversation quotidienne avec un recruteur, Amatullah.
Il prétendait être âgé de 16 ans, et vivre au Royaume-Uni. Leur échange a commencé quand Amatullah a répondu au message d'Amira sur un compte de médias sociaux, expliquant son désir de fuir le Royaume-Uni et de se joindre à l'État islamique.
Il a répondu presque immédiatement avec des instructions sur la façon de se rendre en Syrie, en l'encourageant à apprendre l'arabe : "vous devez connaître l'arabe, il y en a beaucoup comme vous ici," et "vous pouvez rester avec moi si vous le voulez jusqu'au mariage."
Enfin, ce qui implique aussi qu'elle doit se dépêcher : " Il y a des sœurs qui arrivent tous les jours."
En réponse à des questions sur les bagages, Amatullah a répondu : "Lingerie, loool ..."
Ces outils de propagande officieux portent peu de corrélation au manifeste, en dehors de la condition sous-jacente de devenir une femme djihadiste. Cette séduction directe ajoute du glamour et de l'aventure à l'idée de fuir pour trouver l'amour vrai et romantique avec un martyr.
Beaucoup affirment que ce choix féminisme repose sur la logique réductionniste, laissant le féminisme comme rien de plus que le droit des femmes à faire des choix.
Les choix tels que se raser, se maquiller, succomber aux boutiques de mode et aux salons de beauté, sont des exemples, comme le sont le choix de porter le hijab et sacrifier sa vie pour le Jihad.
Comme Umm al-Baraa, un médecin malaisien qui a rejoint l'Etat islamique en Février 2014 l'a formulé : " j'ai un stéthoscope autour de mon cou et une kalach sur mon épaule. Etre un martyr est mon plus beau rêve."
Ne pourrions-nous pas commencer à voir que ce que l'État islamique offre comme une forme militante d'autonomisation peut être farouchement attractif ? Si tel était son choix, comment pouvons-nous le critiquer ?
Mais ce choix féministe pourrait être décrit comme utilisant le langage de la libération contre les femmes, confirmant ainsi le patriarcat.
Ce choix seul ne peut pas constituer une référence. Il n'y a rien de fondamentalement féministe dans la notion de prise de décisions, étant donné que ces choix sont faits sous l'influence de nombreux facteurs créés au sein des structures de la suprématie masculine.
Il ne faut pas penser que toutes les recrues de l'état islamique sont entièrement obéissantes et soumises. Tout cela ne fait que respecter une image fantasmée de compréhension orientaliste de la situation. En effet, pour certaines femmes l'idée d'adhérer à l'État islamique peut lui-même faire partie d'un fantasme orientaliste, de devenir une épouse de djihadiste.
Ce récit de l'amour romantique qui séduit les femmes et les hommes et arrive à les convaincre de la pire violence en les déracinant de leur situation actuelle, n'a rien de nouveau.
Certaines femmes musulmanes en Occident sont souvent aliénées par l'islamophobie et les idéaux occidentaux, alors que certaines recherchent une identité ainsi qu'une forme d''acceptation et d'appartenance.
La prochaine étape pour comprendre pour quelle raison ces personnes se joignent à l'état islamique, est de regarder vers l'intérieur, autour de l'environnement qu'elles quittent, plutôt que de celui recherché.
Deux de ces tactiques sont sexistes : atteindre les femmes et les hommes, alors que la troisième cible directement les femmes.
Le premier est le récit de l'aventure de jeunes qui disent que l'adhésion à l'état islamique est l'occasion de faire partie d'une utopie musulmane.
En second lieu, il se positionne comme une résistance contre l'urbanisation, la modernisation et les valeurs occidentales. Il y a la croyance que la seule façon d'être un musulman pur est de vivre sous la domination de la charia, qui est praticable uniquement dans l'État islamique.
Le point clé ici, est que le fait d'intégrer le Califat est perçu comme une obligation religieuse.
A côté de cela, il est très important d'examiner comment la croissance de l'islamophobie ne fait qu'alimenter ce récit. Il construit une séparation exagérée entre les valeurs occidentales de celles du monde islamique, ce qui rend l'idée de coexistence encore plus difficile. Cela renforce la conviction que la seule véritable façon de pratiquer l'islam est dans le califat. Enfin, et le plus intéressant, ce sont les les histoires de romance, qui tentent certaines à devenir femmes de djihadistes.
L'outil clé de l'État islamique est l'utilisation des médias sociaux, ce qui maintient les combattants sur le terrain en Syrie en conversation directe avec les jeunes femmes musulmanes dans le monde entier.
Par exemple, Amira était en conversation quotidienne avec un recruteur, Amatullah.
Il prétendait être âgé de 16 ans, et vivre au Royaume-Uni. Leur échange a commencé quand Amatullah a répondu au message d'Amira sur un compte de médias sociaux, expliquant son désir de fuir le Royaume-Uni et de se joindre à l'État islamique.
Il a répondu presque immédiatement avec des instructions sur la façon de se rendre en Syrie, en l'encourageant à apprendre l'arabe : "vous devez connaître l'arabe, il y en a beaucoup comme vous ici," et "vous pouvez rester avec moi si vous le voulez jusqu'au mariage."
Enfin, ce qui implique aussi qu'elle doit se dépêcher : " Il y a des sœurs qui arrivent tous les jours."
En réponse à des questions sur les bagages, Amatullah a répondu : "Lingerie, loool ..."
Ces outils de propagande officieux portent peu de corrélation au manifeste, en dehors de la condition sous-jacente de devenir une femme djihadiste. Cette séduction directe ajoute du glamour et de l'aventure à l'idée de fuir pour trouver l'amour vrai et romantique avec un martyr.
Beaucoup affirment que ce choix féminisme repose sur la logique réductionniste, laissant le féminisme comme rien de plus que le droit des femmes à faire des choix.
Les choix tels que se raser, se maquiller, succomber aux boutiques de mode et aux salons de beauté, sont des exemples, comme le sont le choix de porter le hijab et sacrifier sa vie pour le Jihad.
Comme Umm al-Baraa, un médecin malaisien qui a rejoint l'Etat islamique en Février 2014 l'a formulé : " j'ai un stéthoscope autour de mon cou et une kalach sur mon épaule. Etre un martyr est mon plus beau rêve."
Ne pourrions-nous pas commencer à voir que ce que l'État islamique offre comme une forme militante d'autonomisation peut être farouchement attractif ? Si tel était son choix, comment pouvons-nous le critiquer ?
Mais ce choix féministe pourrait être décrit comme utilisant le langage de la libération contre les femmes, confirmant ainsi le patriarcat.
Ce choix seul ne peut pas constituer une référence. Il n'y a rien de fondamentalement féministe dans la notion de prise de décisions, étant donné que ces choix sont faits sous l'influence de nombreux facteurs créés au sein des structures de la suprématie masculine.
Il ne faut pas penser que toutes les recrues de l'état islamique sont entièrement obéissantes et soumises. Tout cela ne fait que respecter une image fantasmée de compréhension orientaliste de la situation. En effet, pour certaines femmes l'idée d'adhérer à l'État islamique peut lui-même faire partie d'un fantasme orientaliste, de devenir une épouse de djihadiste.
Ce récit de l'amour romantique qui séduit les femmes et les hommes et arrive à les convaincre de la pire violence en les déracinant de leur situation actuelle, n'a rien de nouveau.
Certaines femmes musulmanes en Occident sont souvent aliénées par l'islamophobie et les idéaux occidentaux, alors que certaines recherchent une identité ainsi qu'une forme d''acceptation et d'appartenance.
La prochaine étape pour comprendre pour quelle raison ces personnes se joignent à l'état islamique, est de regarder vers l'intérieur, autour de l'environnement qu'elles quittent, plutôt que de celui recherché.

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