Je suis venu avec l’égorgement .

Le prophète : Je suis venu avec l’égorgement .
J’ai demandé à Abdallah bin Amrou bin al-Aass : quel est la pire attaque que tu as vue de la tribu de Qoreish contre le prophète ?
Il a dit : j’ai vu un jour leurs plus nobles se réunir et parler du prophète. Ils ont dit : nous n’avons jamais été autant patients avec un homme. Il a rabaissé nos dignitaires, insulté nos ancêtres, critiqué notre religion, créée la discorde entre nous, insulté nos divinités…
Il a continué : et pendant qu’ils étaient en train de parler de lui, le prophète est arrivé et a commencé à tourner autour de la Kaaba. A ce moment, ils lui ont dit quelque chose. Il continua à marcher mais son expression avait changé. Il passa devant eux une seconde fois et ils ont encore dit quelque chose. A son troisième passage, ils ont encore parlé et il leur a répondu cette fois :
« Vous m’entendez tribu de Qoreish ? Je jure avec celui qui possède mon âme que je suis venu avec l’égorgement ! »
Le lendemain, alors que le prophète passait, les hommes de Qoreish l’ont encerclé en lui demandant de confirmer ses propos. Ils étaient fâchés qu’il critique leurs divinités et leur religion.
Le prophète leur répondait : Oui, c’est moi qui a dit cela
Un des hommes l’a agrippé par les habits. Abu Bakr pleurait en répétant un verset du Coran : Tuez-vous un homme parce qu’il dit : “Mon seigneur est Allah”
C’est le pire que j’ai vu de la part de Qoreish.


Cette expression, « je suis venu avec l’égorgement » est souvent utilisée par les groupes terroristes. Elle est attribuée au prophète des musulmans en réponse à une altercation verbale. Elle est authentifiée dans ce livre par le cheikh salafiste al-Albani (mort en 1999).
On voit ici que même les contemporains, au lieu de chercher à « adoucir » le narratif, au contraire ressortent les passages les plus violents de l’histoire de l’islam et les servent aux masses.
L’anecdote est utilisée dans le but de montrer comment le prophète des musulmans obéissait aux commandements d’Allah et restait patient face à l’adversité. En fait, elle démontré juste le contraire ! Parce qu’on voit des menaces de mort très précises répondre à des railleries verbales. En clair, il perd le contrôle et se met à menacer. Il n’est pas patient du tout. Plus tard, les musulmans décapiteront effectivement des gens de Qoreish alors que le maximum qu’ils ont fait au prophète est de le railler un peu et refuser de croire à son message.
NB : On voit aussi, vers la fin du texte, qu’Abu Bakr pleure. Il y a des livres, comme Mousnad Ahmed, qui le montrent pleurant à chaque page. Est-ce que le futur premier calife pleurait autant ?
En fait, c’est un manque d’imagination des auteurs qui cherchent à le décrire comme un homme bon et au grand cœur. Si vous demandez à n’importe quel musulman dans la rue, il vous décrira Abu Bakr en ces termes. En fait, Abu Bakr n’hésitait pas à faire bruler des villages entiers. A ses ordres, les gens étaient attachés et jetés dans les buchers et leurs femmes et enfants mis en esclavage. Par contre, les différents auteurs devaient perpétuer le mythe de sa bonté et de son grand cœur. Ils n’ont trouvé aucune histoire pour illustrer cela, ils ont alors fait simple : à chaque scène où ils le citent, ils disent qu’il pleure. Au lecteur donc d’associer cette pleurniche à de la bonté et de la sensibilité.
Source : Sahih al-Sira al-Nabawiya (l’authentique de la biographie du prophète)
De : Al-Albani pages 147 et 148

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