Le califat attaque, tue et pille en Tunisie
Abdallah bin Al-Zoubayr [1] a dit :
J’ai regardé le roi Grégoire [2] assis sur un cheval alors que deux servantes le protégeaient du soleil avec des plumes de paon. J’ai alors demandé à Abdallah bin Saad bin Abi Sarh [3] de me détacher des hommes pour protéger mes arrières pour que j’aille au roi. Il m’a accordé un groupe d’hommes courageux et leur a demandé de couvrir mes arrières.
J’ai traversé les rangs en allant vers le roi et tout le monde pensait que j’avais un message pour lui. Quand je me suis approché de lui, il a deviné mes mauvaises intentions et a essayé de fuir. Je l’ai poursuivi et je l’ai transpercé avec mon javelot. Puis, je l’ai frappé avec mon épée et pris sa tête que je plaçais sur le javelot en criant « Allah Akbar ». Quand les Berbères [4] ont vu cela, ils se sont mis à fuir comme des oiseaux. Les musulmans les ont suivis tuant et emprisonnant. Ils ont pris des butins énormes, beaucoup d’argent et un très grand nombre d’esclaves.
Ceci arriva dans une ville qui s’appelle Sbeïtla à deux jours de marche de Kairouan. Et c’était la première bataille qui a rendu célèbre Abdallah bin Al-Zoubayr qu’Allah le bénisse, qu’il bénisse son père et leurs compagnons dans leur ensemble.
Notes de traduction
[1] : Abdallah bin Al-Zoubayr est le fils de Zoubayr ibn al-Awam. Dans le sunnisme ce dernier est officiellement au-dessus de la justice divine (moubachar bil Janah). Dans le chiisme il est maudit. Son fils Abdallah est devenu un conquérant pour le califat et on le voit ici propageant l’islam.
[2] : Grégoire le Patricien. Etait le dirigeant byzantin de la région incluant la Tunisie et une partie de l’Algérie modernes. N’avait pas le titre de roi mais les assaillants l’ont pris pour un roi.
[3] : Abdallah bin Saad bin Abi Sarh ; demi-frère du caliphe Othmane (ils ont été chez la même nourrice). Il est évoqué en de très mauvais termes dans le Coran verset 6:49 [voir Tafssir Tabari de ce verset].
Il travaillait comme scribe chez le prophète [on apprend au passage que le prophète dictait le Coran à des scribes à son époque déjà !] et souvent il falsifiait l’écriture. Il a ensuite quitté l’islam fui à la Mecque quand le prophète vivait à Médine. Par la suite, Othman lui obtient un pardon à l’arraché (il était condamné à mort) mais sa réputation restera très mauvaise.
[4] : Les berbères sont les habitants d’origine de la Tunisie et de l’Algérie. Ils se déclarent tous arabes aujourd’hui mais ils ne descendent pas des arabes. Leur ancêtres dont ils ont trahi la mémoire ne sont pas les saoudiens mais les berbères.
Cette histoire venant de l’historien exégète Ibn Kathir (on la trouve aussi chez Tabari), brise deux mensonges que les écoles du Maghreb mettent dans la tête des enfants.
1 – Le djihad est défensif… et offensif ! Ces arabes qui – de leur propre aveu – attaquent, décapitent, pillent, mettent en esclavage sont à près de 4000 km de leurs lieux de naissance et d’habitation. Ils attaquèrent des populations qui ne les avaient jamais attaqués auparavant.
2 – Les conquêtes arabes pour « propager l’islam » avaient surtout pour rôle de soumettre plus de terres au califat et piller leurs biens. L’islam n’est PAS arrivé par des missionnaires qui expliquaient « la beauté de cette religion » comme des générations d’instituteurs menteurs, complices ou ignorants expliquent ! Les propres sources des conquérants racontent des tueries, des actes de barbarie et de terreur.
Le même modus operandi se poursuivit pendant des siècles avec chaque fois le même scenario : populations soumises à la rançon (jiziya), massacres, déportations, terreur… partout à des milliers de kilomètres à la ronde. Il a fallu attendre l’an 1095, soit près de 5 siècles d’attaques permanentes, pour que le Pape Urbain II lance la première croisade contre le califat. Les petits Maghrébins, qui n’étaient même pas les destinataires de cette croisade, pleurent jusqu’à maintenant cette « terrible injustice ».
Les terroristes d’aujourd’hui proclament vouloir venger cette injustice des croisades alors que ces croisades – encore une fois – visaient ceux qui massacraient leurs ancêtres.
Source :
Al Bidaya wa al-Nihaya de : Ibn Kathir
Volume 10, Page 227



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